14 octobre 2017

J'oubliais...

 Des mois durant 
J'ouvrais mon coeur 
À l'amour, la peur 
Au gré des tourments 
Qu'emportait le vent 

Et loin derrière 
J'oubliais la terre 
Creusant les pieux 
Au bout de ma chair 
Pour ces êtres malicieux
J'enfonçais le fer 

 J'essouflais chaque seconde 
Alors que les aurores 
L'art en moi, le corps 
S'effritait au choc des ondes
À l'embellie du soir

Et loin derrière 
J'oubliais la mer 
Noyant mes yeux 
En profondeurs 
Englobant leur noirceur 
J'égarais les cieux

Jozanie - October 9, 2017

11 septembre 2017

Rain, My Mistress!

Pour down, run over me
Wash away my desires, my pleas
Flow within me, your frigid blood
Rain, My Mistress, you reign above

Violent drops, salvage my soul
Return to me on your cold wing
The weight of the world, the plight of the fool
Rain, raging sounds of the sky, sing!

Unstable light, strike my lethargic heart
Mistress, leave no one behind
Take me, drown me, rip me apart
Rain, lovely rain, purge my mind

Jozanie - September 11, 2017

30 août 2017

Wish upon the rain

Downpour from the sky
Heavy cold tide
Transcending wind
Blowing away
Everything

At my window
Skies are messing
My senses rise
Hypnotised, I smile
Rain is falling

The strenght of the storm
Washes away all the pain
Nothing matters anymore
Nor the wounds, nor the odds
When you feel as powerful as a god

This perfect aura of chaos
Will be my cold halo
The force of the elements
Euphoria of the insane

And as the storm rises
In the air and in my veins
I close my eyes
And I wish upon the rain.

Marie T., 14-15 août 2017

31 juillet 2017

Le fil d'or

Si je ruisselle de châteaux d'or
D'où les fenêtres sont trop sales
Pour laisser passer la lumière
À quoi me sert alors d'être reine malade
D'un royaume sombre qui engendre la mort
Et coupe les ailes?

Au fil de mes pas je vois des souvenirs
Des échos à mon âme
Des sacrilèges à mon corps
Et pour me pendre une corde en or
Où est ma salle de bal?
Ce bel endroit où tout est vide
Pour que j'y danse, radicale et libre
Sans blasphème fait à mon être

Que vienne enfin l'heure du crime
Que je me délecte de ce néant
Silencieux, aérien, élégant
Et que seuls mes amours ultimes
Dans mon château subsistent
Jamais plus je n'aurai de maître
Mais doit-on vraiment brûler tout ce qui existe
Si l'on veut renaître?

Il n'y aura pas d'adieu à mon âme
Seuls les trépassés
En paix, au vent, effacés
Trouveront refuge dans les flammes

Et qu’importe les agonies passées
Nous sommes tous des phénix en devenir

Mais si je veux pouvoir danser
Sans monts hantés pour m'arrêter
Il faudra choisir ou subir

Entre le vide ou la mort
Je suivrai le fil d'or
Qui tient ensemble les morceaux de mon coeur

Le fil de mes souvenirs.

Marie T., 1er janvier au 13 janvier 2017 (Mis à jour le 31 juillet 2017)

23 juin 2017

Pars devant

Pars devant moi
Au revoir, adieu
Je n’irai pas
Même si je le souhaite
Au plus profond de moi
Mon âme se brouille déjà
Ton ombre s’éclipse
Je ne peux que vivre
Mentir et souffrir
Pas à pas
Pars devant moi
Tu as toujours eu plus froid
Près de mon corps
Tes doigts se crispent
Et ta tête s’effrite
Je n’irai nulle part
Je ne peux toujours pas
Rejoindre le sommeil
Et éteindre le soleil

Jozanie – 22 juin 2017

6 juin 2017

L'autre côté du miroir

Mires-toi, admires-moi
Dans ce tableau de cendres et d'eau
Les étoiles sont en chaos, le ciel est haut
Le monde tombe, les horloges glissent
Le monde est à l'envers, Alice.

Marie T., 20 mai 2017

Le récital

Comme s'ils avaient traversé le temps
Au-delà de toutes les horreurs qui ont marqué
Au-delà de la mort
Là, dehors
Je les entends encore chanter
Dans un jour à peine né
L'envoûtante mélodie
Dans un matin froid et silencieux
Et seule à en crever
Oui, je les entends chanter
Et je sais que ça me détruit
Et je sais que ça me sauve
La poétique, la mélancolie
Le triste récital des oiseaux de l'aube.

Marie T., 17 juin 2012

4 juin 2017

Escapade maritime



Sous le soleil brûlant
Les marins fuguent la terre
Seule la mer sait calmer
L’enfer inlassablement terrestre

Le scintillement des vagues
Rage océanique, déferle-toi !
Amène-nous loin d’ici, au pays enfoui
Où nul n’a foulé le sol

Promesses de liberté inachevées
Sous un ciel étoilé, nous glissons
Fendons l’océan pour accomplir
Notre vaillante destinée

Ceux qui marchent ne savent rien
Ne pourront jamais vivre d’aventures
Nous n’étions que des hommes
Aujourd’hui, nous sommes des rois

Jozanie – 4 juin 2017