Un songe, celui de t’avoir chéri
J’ai cru, j’ai voulu, j’ai souhaité
Je te connaissais, ton reflet
Un visage éclairé par la ferveur
Je sommeillais, telle une enfant
J’oubliais la réalité, les tourments
Des jours qui se succèdent et m’enchaînent
Je te connaissais, je croyais
Les yeux fermés, les paupières cernées
De veines boursoufflées
Ton arôme, exaltante, m’a soulée
Je n’y voyais rien, je me savais saine
Les heures sauvages
J’ai hurlé en chœurs aux orages
Je nous savais vivement perdus
Pourtant, je restais émue
Ton regard enflammé
Était-ce d’affection ou de courroux ?
Je te connaissais, jadis, nous étions doux
Et c’est l’union qui nous a noyé
Je m’éclipsais de notre vérité
Je délirais, je cachais fermement
Dans ces espérances futiles
Je nous connaissais fragiles
Suant nos pleurs, nos peurs
Il a fallu mettre fin
Car intérieurement, je meurs
Et toi, tu disparais…
Jozanie – 30 mai 2017