31 mai 2017

Et tu disparais…



Un songe, celui de t’avoir chéri
J’ai cru, j’ai voulu, j’ai souhaité
Je te connaissais, ton reflet
Un visage éclairé par la ferveur

Je sommeillais, telle une enfant
J’oubliais la réalité, les tourments
Des jours qui se succèdent et m’enchaînent
Je te connaissais, je croyais

Les yeux fermés, les paupières cernées
De veines boursoufflées
Ton arôme, exaltante, m’a soulée
Je n’y voyais rien, je me savais saine

Les heures sauvages
J’ai hurlé en chœurs aux orages
Je nous savais vivement perdus
Pourtant, je restais émue

Ton regard enflammé
Était-ce d’affection ou de courroux ?
Je te connaissais, jadis, nous étions doux
Et c’est l’union qui nous a noyé

Je m’éclipsais de notre vérité
Je délirais, je cachais fermement
Dans ces espérances futiles
Je nous connaissais fragiles

Suant nos pleurs, nos peurs
Il a fallu mettre fin
Car intérieurement, je meurs
Et toi, tu disparais…

Jozanie – 30 mai 2017


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