19 novembre 2018

Fleur de l’automne (Acte 3)



Fleur de l’automne
Tu censures ta voix, ton cœur
T’enfermes dans le voile hivernal
Et t’endors aux aurores

Joanie Thériault - 17 novembre 2018
Atelier de journal créatif, Centre Élifant

30 octobre 2018

Zénith

Le clair de lune à son zénith
Une brume réconfortante m'enveloppe
Je m'endormirai sur le granit
Trépas, je frappe à ta porte

Que le ciel ou l'enfer m'ouvre
Tant que j'y trouve le repos
Qu'un tapis de roses flétries me couvre
Ma pauvre âme, mon coeur, mes os

La lune est à son zénith
Les fantômes dansent dans l'air
Je m'endors sur le granit
Je m'envole loin de la Terre

Que le ciel ou l’enfer me trouve
La lune veillera, bien haut
Et ce mal étrange qui m’éprouve
Résonnera en écho

Blanche lune, sainte lune à son zénith
En silence un ange passe devant moi
Minuit sonne, la raison nous quitte
À la fin, aurons-nous la foi ?

Le ciel et l’enfer me couvent
Comme un linceul, comme un halo
Et le clair de lune me retrouve
À son zénith, au seuil fragile du chaos.

Marie T., 19 juillet 2017, terminé le 8 août 2017

Le réservoir

Point de non-retour
Au fond de la rivière noire
L'âme béante et déformée
Un hurlement silencieux et sans fin
Tu les entends?
Je les vois presque
Voile subtil
Entre la raison et les incisions
Au fond du réservoir
Flou et noir
Où reposent nos peurs millénaires
Démons sans noms
Au fond de la rivière
Comme une eau calme qui ne dort jamais
Un inconscient
Qui n'est pas en paix.

Marie T., 8 septembre 2017

24 octobre 2018

Post-Études

J’enfouis mon corps las de rigidité
Dans l’eau salie, je saigne le temps
Je perds l’enfant de mon courage
De mémoires vives
De questions maladives
De froideur chétive

Je soupire, essoufflée du travail acharné
De chaque heure vidée, de l’impossibilité
Je plonge, je m’enfonce
Mon esprit anxieux
Dans un doute profond et silencieux
Submergée par la réalité
D’être salariée

Joanie Thériault - 4 octobre 2018
Atelier « Romantisme et fantastique » - Joséane Toulouse

Plurielle

Mon être s’étale au-delà de la dualité
J’ouvre les portes, je déploie les ailes
Femme ou homme, peu importe la mentalité
Je sais qu’il est possible d’oublier les séquelles

Mon corps, sans assignations, sans obligations
Féroce et libre, je lève le masque du mensonge
Imperméable aujourd’hui, je replonge
En mon genre pluriel, en mon expression

Joanie Thériault, 23 octobre 2018
Atelier d’écriture libérée (Stéréotypes de genre) – Joséane Toulouse

22 mai 2018

Newfound Home


Cozy up, come near my dear
The sun has come out, it’s been a while
You will be the first, possibly the last
To know how deeply wounded my soul is

Through this life, and the ones before
I have wandered in love and loneliness
I have forgiven and nourished hatred
How long has it been that I feel so lost?

Cozy up, friend, lover, who cares
You have been here for the present seconds
And no one else believes my heart rescuable
But you simply stare into my eyes and sense

Through them all, I was in between
Myself and the world, my mind and theirs
Giving for their smiles and receiving goodbyes
I was not meant to break this many times

Cozy up, please don’t leave
I want to believe in a better tomorrow
If there is light, then I want to see it
Stay with me to the end of this eclipse.

Joanie Thériault – 22 mai 2018