26 avril 2017

Danse, Envoûtement



À plaider ma certitude
J’ai sombré en toi, Solitude
Tu as tiré de moi des rêves
Auxquels, depuis long, je faisais grève

À me perdre dans l’espoir
J’ai retrouvé d’anciennes histoires
Ces vieux poèmes oubliés
Restes de volontés inachevés

À implorer de toute mon âme
J’ai survécu l’ombre, et l’infâme
Désir de taire et d’enfermer
En moi tous ces mots non-affirmés

Et pourtant, malgré la rage
Qui s’empare de mon cœur, l’orage
Gronde en moi de passion, et flamme
Cherche à s’atténuer, et je rame

Dans l’océan qui nous disperse
Tendant mes mains à l’averse
Regrettant les médiocres mensonges
Que je n’ai su abattre dans mes songes

Et de mes rêves paisibles
Je n’ai eu qu’un an illisible
À croire et douter, à savoir
Que le moindre hic saurait décevoir

Et pourtant… j’ai recouvré en toi
Ce qui s’était perdu en moi
Fragile, unique, désertée, silencieuse
Cette chose qui me fait précieuse

Oh toi la danse, et l’envoûtement
Éprise de toi, tu m’as volé bêtement
La chance de continuer à t’admirer
À t’aimer certaine, enfin, au lieu de chavirer

17-20 janvier 2013 – …to the lost love I’ve never met.

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