Nous parcourons les rues aux petites heures
L’âme légère, l’esprit embrouillé
Le cœur vide, les yeux fermés
Nul ne connait la nature de nos malheurs
Bouteille à la main, pieds à la mer
Nous marchons, titubants, les plages, les champs
Il n’y a pas de limites, le monde est si grand
Et nous dormons la nuit sur les terrains verts
L’un contre l’autre, nous défions le froid
Et quand il pleut, nous habitons sous les ponts
On nous croit dérangés, perdus et sans loi
Mais nul ne peut voir notre lien, notre don
Aux éclats de rire étouffés, nous nous immisçons
D’une demeure à l’autre, alors que les maîtres dorment
Aux pas de velours, chaque regard complice, nous ressentons
Le temps qui s’arrête pour les hors-normes
L’on nous croirait ruinés, alors que nous sommes riches
L’argent n’a que peu de valeur, quand on s’en fiche
Nos mains s’embrassent et la vie est vraie
D’une nuit à la prochaine, nous n’arrêterons jamais
Joanie Thériault – 14 janvier 2018, rêve de la nuit
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