La chambre d'hôtel est dans le noir. Des lumières pâles orangées éclairent derrière les rideaux. On dirait que la nuit est malade. Le ciel nocturne veille sur nos esprits en perdition. Une autre nuit pour les âmes égarées, oubliées quelque part sur la ligne du temps. Je suis seule avec les démons silencieux. Ils me veillent dans mon insomnie. Un grondement en continu, encore, toujours, puisque c'est la ville. Et que dans ses veines, nos âmes se noircissent. La chambre est sombre, mon coeur est sale. Hier soir un ange dormait à mes côtés. Aujourd'hui plus rien n'est sûr. Ils vous découpent avec leurs ailes de tôle. La chambre est dans le noir, mon coeur l'est encore plus. Derrière les rideaux, dehors, il y a le ciel obscur et orangé, la ruelle et le parking, et, quelque part, d'autres âmes égarées. L'automne approche, c'est ma seule certitude. C'est une nuit impure au centre-ville.
Marie T., 23 septembre 2017 + 31 décembre 2017
Wow... je l'adore celui-là. Quelle émotion... je la connais trop bien, cette impression de mal de vivre.
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