Routine aliénante
Espace vital restreint
Passer d'un monde à l'autre
L'intérieur, l'extérieur
Je ne veux pas rester prise à l'intérieur
De ma tête
Claustrophobe de mes idées
Des murmures qui hurlent
Et putain encore du ménage à faire
Et demain je me lève à 7h30
Pâle réplique de l'enfer
La misère des lundis et de ceux qui suivent
Une procession lente à se tirer une balle
Tout est normal
Vie banale
Amassement de merdes
Pile de faux trésors, de déchets de confort
Et de trucs qui ne m'appartiennent pas
Je perds mon énergie vitale dans un château-fort qui me dévore
... honnêtement, où est passé mon chez-moi?
Et quand se trouve-t-il? et pourquoi?
Folie oppressante
Débarrassez-moi de tout
Surtout ce dont je ne suis pas
Permettez-moi de courir vers un nulle part
Qui deviendra peut-être un ailleurs
Allons prendre une douche chaude
Éternel cocon protecteur
Et cliché de grands
Questionnements existentiels
Et puis merde, que tout le reste se noie dans l'eau
Et que pour 5 malheureuses minutes le monde soit beau
Qu'au moins une chose me donne des ailes
Sauf que le ciel
Est bien gris le matin
Et il y a de la vaisselle
Et la table est en bordel, et le salon est plein
Je suis une Alice prenant le thé dans un Wonderland funeste
Qu'importe l'abysse, la tisane finira bien par me calmer
À la lavande, svp - it's the best
Tout devient doux et éthéré
Pourquoi suis-je où je suis? Avec tous ces délires dans ma tête?
Où est cette fille qui regardait toujours par la fenêtre?
Il faudra laver les vitres, brûler la pile
Et le sol devient si sale qu'on crèvera dessus
On marchera sans un mot, on crachera de la bile
Et si Dieu le veut bien, un jour j'en aurai plein le cul
Plus de folie mystérieuse, de foyer étouffant, d'alarme à 7 heures
trente
Tout sera transcendé en un cri de détresse
Je me viderai de tout ce mal en moi qui me hante
Jusqu'à ce que la vie revienne et que la mort me délaisse.
Marie T., 10 octobre et 11 décembre 2016
Aucun commentaire:
Publier un commentaire