6 janvier 2017

Ce qu’il en reste

J’essuierai le sang impur,
De celui qui a prit la rose,
Celle que je te tendais sans usure,
Pour laquelle tu restais en pause.

Je le tuerai de mes mains,
Il n’aura pas mérité cette chaleur,
Je le meurtrirai jusqu’à la fin,
Je le détruirai avec ferveur.

Il n’a jamais mérité,
Ce que j’étais de l’intérieur,
J’essuierai ce sang souillé,
Je le peinerai des heures.

Je le brûlerai pour toi,
Lui qui m’a chassé auparavant,
Je ferai de lui mon appât,
Je salirai ses pas rampants.

Il ne lui restera rien,
J’aurai tout enlevé jusqu’à la sueur,
J’aurai brisé ce lien,
De celui qui a ternit ma fleur.

Je te tends toujours,
Ce qu’il en reste, mon amour,
Si tu veux bien l’accepter,
Si tu veux bien me pardonner.

Jozanie 16 juillet 2006, 
Kuujjuaq, à Ele.

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