6 janvier 2017

Lune de Saphir

Ô Arielle, princesse et reine,
Allure de la grande sereine!
Elle qui en cette nuit me guida
Hors de l’obscurité de ces bois.
Elle qui par sa beauté secrète
Me dévoila une lumière verte,
À un de ces bleus d’un doux incroyable
Et dans la dérive me sembla une fable.
À celle d’une enfant perdue qui entrevit,
Dans les ténèbres une lueur de vie,
Et la suivit jusqu’à la source
Pour enfin terminer sa course.
Cet éclat la sauva de la fuite folle
Qu’elle entreprenait pour qu’elle s’envole.
Et Arielle, ô Arielle, c’était elle
Qui me sauva, moi pauvre Faraëll,
De cet obscur périple dans les bois
Seule et exilée, sans foi ni loi.
Jusqu’à ce que la Lune n’éclate,
Des illuminations que les étoiles relatent,
Et sur la princesse au pelage d’azur
Se fit reflété l’astre céleste et la fourrure
Devint territoire de beauté étrangère.
Pour une exilée n’ayant vu que les amers
Appâts de la forêt qui désirait la mener en enfer,
Ce ne fut que révélation d’espoir.
C’est alors que de son observatoire,
L’elfe curieuse se fit repérer
Et le visage de cette rareté,
Elle put enfin le découvrir
Et c’était à elle : Lune de Saphir.

Jozanie - 6 mars 2008
 à Arielle, ma lune de saphir.

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