Matin gris de grands vents morbides
Les flocons tourbillonnent en milliers de projectiles
Mais ce n'est pas là que le péril réside
Un dessein sombre, une mort tranquille
O Silence d'hiver, comme sous la terre
Le mauvais sort, cette brise du Nord
Vole, virevolte, âme égarée
Virevent volant, vent de janvier
La longue complainte hivernale
Nous plonge dans son gouffre abyssal
Une brise austère sera notre tourment
Venant pourtant du ciel, et nous frôlant froidement
Les joues, les cheveux, la conscience
Nous survivons dans cette absence
La rue en champ de bataille déserté
Sans âme qui vive, limbes décolorées
Comme si un dieu morne et suicidaire
Avait élu son domicile sur Terre
Et le vent virevolte comme une âme perdue
Qui cherche miséreux un amour du passé
Virevent, vole, et insuffles en nous ton baiser
Que ton triste courroux puisse enfin s'apaiser...
Marie T., 28 janvier 2016
J'adore ^^
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