6 janvier 2017

Fleur de l'automne

Oh rouge Fleur de l'automne
Tu te tiens au dessus de l'abysse
Le savoir est tien, mais semble impropice
Aux âmes égarées, vacillantes, monotones

Le sort sordide des autres tu possèdes
De tes mains frêles, rougies par le sang
Au combat, le cœur vainqueur battant
Des veines de la terre, auxquelles tu cèdes

Oh jaune Fleur de l'automne
La musique des temps d'antan
Résonne à tes oreilles chaque printemps
Au sein de la mélancolie tu t'abandonnes

L'oubli que tu désires face au froid
Des blizzards qui encombrent ta tête
L'hiver traitre de nouveau t'embêtes
Menaçant de s'écrouler avec toi

Oh orange Fleur de l'automne
Tu perds tes moyens les yeux fermés
L'avenir est tien, mais parait t'attrister
Ne tombe pas si vite, car tu rayonnes

Pour certains, tu n'es point morte
Les illuminés savent, la saison des chaleurs
Ne t'apporte que très peu de saveurs
Malgré la famine, tu te dois d'être forte

Oh chaude Fleur de l'automne
Les autres ne peuvent t'emporter
Seule ta saison défunte est vérité
Alors que ses puissantes rafales ordonnent

Ton départ de nouveau prévu
Par ton passage flamboyant et coloré
De l'agressif rouge, nostalgique jaune, incertain orangé
De tes chaudes étreintes sur ce monde déchu...

En un instant disparues.

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